Quelle(s) alternative(s) au sein ?

Il peut arriver au cours de l'allaitement que le sein ne soit pas disponible pour le bébé : la maman est
hospitalisée, il y a reprise du travail, séparation avec le papa etc.
Il peut aussi arriver que le bébé ait des difficultés à boire directement au sein : bébé hypotonique, succion peu efficace, fente palatine ...
Autre cas de figure : la maman qui n'a pas assez de lait suite à une chirurgie mammaire ou à une hypoplasie ou suite à un sevrage temporaire ou qui décide de relacter.
Quelles sont donc les alternatives au sein ?

Si le bébé a plus de 6 mois et est diversifié

il pourra manger des solides et boire de l'eau au gobelet. Si la séparation dure plusieurs jours, la maman peut tout à fait prévoir de tirer le lait avant pour qu'il soit donné au gobelet ou pour qu'il soit utilisé pour confectionner des crèmes dessert.

Si le bébé est plus petit ou qu'il n'aime pas trop manger des solides

il y a plusieurs alternatives :
  • le Dispositif d'Aide à la Lactation (DAL), appelé aussi Système de Nutrition Supplémentaire (SNS). Il s'utilise au sein dans le cas d'un bébé qui a un souci de succion ou qui est hypotonique et au doigt si la maman est absente. Il existe une video tournée dans une crèche par Charlotte Yonge, Consultante en Lactation IBCLC qui montre des bébés nourris de cette façon.

 On peut fabriquer un DAL "de fortune" avec une simple sonde Vygon CH5 de 40 cm (Ref 310-05) que vous pourrez commander auprès de votre pharmacien. J'en ai toujours plusieurs dans mon sac que je propose aux parents en consultation d'allaitement quand le bébé a du mal à téter. Il suffit de plonger la sonde dans le pot contenant le lait et de la placer dans le coin de la bouche du bébé très doucement pendant la tétée, jusqu'à voir le lait monter dans la sonde grâce à l'aspiration du bébé.
Je laisse aussi aux parents une grosse seringue de 20 cc afin de nettoyer la sonde en injectant de l'eau froide puis de l'eau tiède additionnée de liquide vaisselle puis de l'eau tiède pour rincer et enfin de l'air pour bien vider l'eau.
La seringue de 20cc peut aussi être utilisée pour envoyer un peu de lait dans la sonde quand le bébé est vraiment endormi et qu'il n'a aucun mouvement de succion (si par ailleurs la prise de poids est faible).
Le DAL peut aussi être utilisé sur le doigt (on peut utiliser un sparadrap pour tenir la sonde sur le doigt) si la maman est absente.


Pour une utilisation plus longue, il existe des DAL (ou SNS) plus pratiques à utiliser mais aussi un
peu plus chers.
Celui de Medela (28 euros environ) a l'avantage d'être vendu avec 3 diamètres de tuyaux (2 tuyaux pour chaque diamètre), d'être réutilisable et relativement facile à trouver.
Le "Lact-aid" est plus pratique car composés de sachets que l'on peut préparer à l'avance mais il est un peu plus cher (52,85 euros à commander auprès de Info Allaitement : infoallaitement@evhr.net)
Vous trouverez plein d'infos sur le DAL et des videos très pratiques sur le site de Charlotte http://www.allaitementpourtous.com/dals-sns-lact-aid-dals-fait-maison-lequel-pour-moi.html


  • le gobelet : un simple gobelet fait l'affaire et peut être utilisé dès la naissance. L'astuce à connaître
est de tenir le bébé bien droit, bien assis, de poser le gobelet sur se lèvre inférieure et de pencher doucement afin qu'il lape le lait. Ne surtout pas faire couler le lait directement dans la bouche du bébé. Il doit être actif. (le gobelet bleu sur la photo ci-contre peut contenir 100 ml, je l'ai trouvé dans une grande surface pour 2,90 euros. Le plus petit peut contenir 50 ml, il est gradué. Il en existe de plus petits (30ml) à usage unique vendus par lot de 10)

Inutile d'investir dans une "tasse à bec" : le bec est souvent trop dur et le bébé peut prendre l'habitude de le mordre. Si le bec est trop souple, cela s'apparente à une tétine et cela équivaut à un biberon.

  • la "soft-cup"  (23 euros environ) peut s'avérer pratique car le lait est gardé dans le corps de la soft-cup ce qui évite de trop en perdre si elle se renverse. C'est un peu cher à mon goût et peu intéressant (à part pour un bébé avec une fente palatine)

Et le biberon ? 

Si aucune des solutions ci-dessus ne convient à la personne qui s'occupera du bébé en l'absence de la maman, le biberon sera sans doute utilisé. Dans ce cas, prévoir une tétine qui coule très très très doucement : le test de la goutte permet de savoir si vous avez ce type de tétine, il suffit de remplir le biberon d'eau et de le renverser, aucune goutte ne doit tomber de la tétine. La tétine sera de préférence longue et sans aucune forme particulière. Toutes les tétines et tous les biberons soit disant prévus pour préserver l'allaitement n'ont aucun intérêt particulier (pas même celle du leader en matière de tire-lait).
Il sera aussi très important de suggérer à la personne qui donnera le biberon respecter les points suivants :
  • tenir le bébé assis (et non allongé), 
  • ne pas faire attendre le bébé (il ne doit pas être affamé), 
  • proposer le biberon en plaçant la tétine sous le nez du bébé de façon à ce que ce soit le bébé qui décide de téter 
  • faire plusieurs pauses afin que le biberon soit bu lentement et que le repas dure un certain temps (20 mn environ).
Vous trouverez plus d'infos sur le "biberon à l'horizontale" sur le site de La Leche League : https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/autres-textes-lll/1785-le-biberon-a-l-horizontale

De l'allaitement aux signes d'éveil à l'allaitement négocié

Quand le bébé nait, il est important de repérer ses moindres signes d'éveil pour lui proposer le sein. On parle alors d'allaitement aux signes d'éveil. L'idéal est de garder sur soi ou tout près de soi son bébé pour l'observer et pour lui proposer le sein dès qu'il bouge un sourcil, un orteil, fait de petits bruits même si ses yeux sont fermés.
Cet allaitement aux signes d'éveil permettra aux bébé de multiplier les tétées et d'obtenir ainsi suffisamment de colostrum au départ puis de lait par la suite. Cela permettra aussi à la lactation de bien se mettre en place pour que la maman ait beaucoup de lait.

Une astuce : ne pas chercher à réveiller le bébé en changeant sa couche car le bébé perd de l'énergie pendant ce temps du change et ensuite il n'a parfois plus assez d'énergie pour téter. On peut tout à fait faire téter un sein, puis proposer le second quand on sent la succion moins efficace, puis on change la couche, puis on repropose le sein pour que le bébé puisse s'endormir apaisé.

Petit à petit, au fil des semaines, l'enfant s'éveille de plus en plus et on passe à l'allaitement à la demande. La maman a appris à repérer les signes qui montre que son bébé a envie de téter et elle propose le sein à ce moment là (sans attendre pour autant que le bébé pleure).

Puis vient l'allaitement négocié : l'enfant est capable d'attendre un peu pour téter, il est aussi assez grand pour manger des solides. Il arrive que les bambins demandent à téter parce qu'ils s'ennuient ou parce qu'ils ont faim et il arrive aussi que les mamans se sentent très ambivalentes vis à vis des nombreuses demandes de leur enfant car elles n'ont pas encore négocié le virage de l'allaitement négocié et qu'elles sont encore à l'allaitement à la demande. Il est important de s'écouter et d'observer son enfant : les bambins ont besoin de jouer, de sortir, de bouger et parfois nos façons de vivre sont un peu trop casanières. Les bambins voyant leur maman sur le téléphone portable ou sur l'ordinateur vont demander la tétée alors qu'en fait,  ils auraient apprécié un jeu ou une sortie.

L'allaitement se vit donc au jour le jour avec des changements parfois important et brutaux tant du côté du bébé que de la maman : le bébé grandit et s'intéresse de plus en plus à ce qui se passe autour de lui, délaissant même les tétées à certains moments. Il peut avoir aussi des périodes où il semble régresser et où il se remet à téter très souvent (en refusant même les solides certains jours).
La maman quant à elle peut passer par des épisodes de ras-le-bol devant les demandes incessantes de son enfant et à d'autres moments être très inquiète de voir les tétées diminuer.
Pour parler de ses sentiments parfois ambivalents et pour entendre les expériences d'autres mères, rien ne vaut les groupes de soutien ! Certains organisent même des réunions "Bambins" où se retrouvent des mamans d'enfants allaités de 12 mois, 2 ans, 3 ans, 4 ans ... Il y en peut-être une près de chez vous ?
http://www.lllfrance.org/reunions/trouver-une-reunion?

Pour une consultation d'allaitement, n'hésitez pas à me contacter. Si vous habitez en dehors du Maine-et-Loire, nous pouvons aussi convenir d'une consultation par skype. http://accompagnerlallaitement.jimdo.com/me-contacter/



Comment avoir plus de lait ?

Pour avoir plus de lait, rien ne vaut la stimulation : plus le sein est stimulé par la bouche du bébé ou par le tire-lait et plus on produit de lait.

Pour une maman séparée de son bébé (bébé ou maman hospitalisé) il est important d'exprimer son lait au moins 8 fois par 24 heures avec un tire-lait performant et double-pompage. Peu importe le moment de l'expression : certaines séances peuvent être très rapprochées et d'autres plus éloignées. Le plus important est de réussir à exprimer souvent son lait car le sein va réagir à la fois à la stimulation du mamelon et à la "vidange" du sein : plus le sein est "vidé" (le terme est impropre car le sein n'est jamais vide !) souvent et plus il va fabriquer rapidement du lait.

Pour la maman dont le bébé prend peu de poids il est alors nécessaire de demander l'avis d'une consultante en lactation IBCLC pour analyser la situation.
- Parfois il suffit d'augmenter le nombre de tétées pour que le bébé prenne du poids et que la lactation suive.
- Parfois c'est la succion du bébé qui est en cause. Si un frein de langue serré gène la succion, une frénotomie effectuée par un stomatologue, un dentiste ou un ORL pourra libérer la langue et permettre au bébé d'obtenir plus de lait et la lactation remontera quand la succion sera efficace. Parfois il suffit d'une séance chez l’ostéopathe pour améliorer la succion. Il est aussi possible de prendre rendez-vous avec un(e) orthophoniste  ou un kiné spécialisé dans les troubles de l'oralité pour rééduquer la succion du bébé.
- Certaines mamans ont de grosses baisses de lactation dues à une cause hormonale. La cause la plus courante est une nouvelle grossesse car les hormones de la grossesse bloquent la prolactine, hormone qui permet la fabrication du lait. Une autre cause possible est une hypothyroidie : il suffit de demander à son médecin un bilan sanguin avec dosage de la TSH pour être fixée. Dans ce cas, la lactation remontera avec un traitement approprié.
- Il existe aussi des seins qui ont peu de glande mammaire : suite à une chirurgie ou suite à un manque de développement de la glande pendant la puberté et la grossesse. Dans ce cas, l'allaitement est possible (et permettra à la glande mammaire de se développer) en ajoutant des compléments grâce à un dispositif constitué de fins tuyaux qui arrivent jusqu'aux mamelons pour apporter le lait au bébé (DAL ou SNS).

Les plantes :
Le fénugrec, le chardon béni, le galéga sont réputés galactagogues. On peut les acheter en vrac ou sous forme de gélules ou en teinture-mère. Le Dr Jack Newman, pédiatre, donne plus d'infos dans son feuillet "Feuilles de chou, herbes, lécithine"

L'acupuncture :
Certaines mamans voient leur lactation augmenter avec quelques séances d'acupuncture + des tétées plus nombreuses et/ou des séances de tire-lait.

L'homéopathie :
La consultation avec un médecin homéopathe vous permettra de cibler le traitement le plus approprié. Parmi les pistes possibles : Ricinus 4CH - Agnus castus 5CH - Urtica Urens 9CH (pour avoir un REF)

Ne pas oublier que les plantes, l'acupuncture et l'homéopathie n'auront pas un grand effet sur la lactation sans une succion efficace et des tétées nombreuses et/ou des séances de tire-lait.
Isabelle Steffan-Robert, Consultante en lactation IBCLC


L'allaitement au fil du temps

Les premiers jours et les premières semaines, le nouveau-né a besoin d'être allaité très très
fréquemment. Certains bébés se manifestent avec vigueur et il est facile pour les parents de repérer les signes qui montrent que le bébé a besoin de téter. Par contre, d'autres bébés dorment, somnolent et il est parfois difficile de savoir quand proposer le sein.

L'allaitement aux signes d'éveil
Lorsque le tout petit bouge un peu dans son sommeil, qu'il se met à téter sa langue ou ses lèvres, ou à faire de légers mouvements, ce sont les premiers signes qui montrent qu'il est prêt à téter. On peut alors le prendre délicatement et le placer devant le mamelon (mamelon sous le nez) pour qu'il se réveille doucement et se mette à téter.
Cela n'est pas utile de changer la couche ou de nettoyer son nez avant la tétée car il va perdre sa précieuse énergie pendant le change et en aura moins pour téter. Il est tout à fait possible de changer la couche après la tétée (même si le bébé dort) et lui proposer à nouveau le sein après le change pour l'aider à s'endormir.
Les premiers mois, un bébé tète environ 8 à 12 fois par 24 heures (parfois plus) avec des tétées "en grappes" à certains moments de la journée (souvent en soirée).

L'allaitement à la demande
Au fil des mois, le nourrisson s'éveille de plus en plus, devient plus tonique et sait se faire comprendre. On passe alors à l'allaitement "à la demande" et la maman propose le sein quand le bébé montre clairement qu'il a envie de téter : il tourne la tête vers le sein et ouvre grand la bouche avec des petits cris très caractéristiques.
Il est tout à fait inutile et contre-productif d'essayer de "régler" un bébé selon un horaire établi ou d'essayer de le faire patienter avec une tétine. Même à 6 mois, un bébé peut encore téter 8 fois ou plus par 24 heures.

L'allaitement négocié
Quand l'enfant devient un bambin, que son alimentation se diversifie de plus en plus et qu'il a des activités passionnantes, on peut passer à l'allaitement "négocié" et le faire patienter quand on est soi-même occupée.

Parfois le bambin demande à téter parce qu'il s'ennuie ou parce qu'il nous sent disponible (quand on téléphone à une amie, qu'on lit un roman, qu'on surfe sur internet ...), la demande de téter pourra alors être le signe qu'il est temps pour une activité ludique ou une promenade.

Si l'allaitement devient pesant pour la maman, il me semble judicieux de se poser plusieurs questions :
- mon bambin a-t-il besoin de plus d'activités, de plus de sorties ?
- mon bambin a-t-il besoin de repas solides ou de collations disponibles plus tôt ? (les bambins apprécient de déjeuner vers 11h30 et bien souvent si le déjeuner est servi à 12h30, c'est trop tard pour eux et ils se seront endormi au sein avant), idem pour le dîner.
- mon bambin a-t-il besoin de plus d'attention ? (je passe trop de temps sur internet ou au téléphone ?)

C'est là qu'on parle d'allaitement "négocié" car on peut différer les tétées  :"Tu veux manger un peu avant de téter ?" ; ou les raccourcir : "OK pour une petite tétée et après on part en balade" ou "OK pour une tétée le temps de la chanson et après dodo".

Être une maman allaitante dans une société de non-allaitement n'est pas facile car il y a peu de modèle sur lesquels s'appuyer et c'est ce qui explique qu'il peut être compliqué de savoir si l'on doit répondre à toutes les demandes d'un nourrisson puis d'un bambin.
On peut se sentir perdue quand l'enfant grandit et ne plus savoir s'il faut accepter toutes les tétées même si elles deviennent pesantes.
La route du sevrage est une danse à deux, menée à la fois par la maman et par l'enfant. Un pas en avant, un pas en arrière ... et qui mène l'enfant vers l'autonomie. Quel beau cadeau !

Isabelle Steffan-Robert, consultante en lactation IBCLC

Quel lait choisir pour remplacer le lait maternel ?

Le lait maternel est l'aliment le plus adapté au nourrisson. Pourtant certaines circonstances nécessitent d'avoir recours à des compléments. Quel lait choisir ?

Le premier choix est le lait maternel. Cela semble paradoxal et pourtant il n'en est rien ! Si votre pédiatre vous a conseillé de compléter les tétées par des biberons de lait artificiel car votre bébé prend peu de poids, vous pouvez lui suggérer une autre option : augmenter le nombre de tétées ou tirer votre lait pour le donner en complément à votre bébé. L’œil expert d'une consultante en lactation vous permettra de comprendre pourquoi votre bébé prend peu de poids : est-ce la succion du bébé qui n'est pas assez efficace ou est-ce le nombre de tétées qui est insuffisant ? Il y a aussi d'autres causes possibles qui seront explorées par la consultante en lactation pour vous permettre de mieux comprendre la situation et trouver des solutions adaptées.

La composition des laits artificiels est réglementée par l'Arrêté du 11 avril 2008 (modifié par l'arrêté du 9 mai 2014). Il n'y a aucun lait artificiel plus proche du lait maternel qu'un autre. Les mentions "Relais à l'allaitement" ou "proche du lait maternel" sont à prendre avec précaution : ce sont des arguments de vente sans références scientifiques.

La majorité des laits industriels est élaboré à partir de lait de vache modifié. Il existe aussi des laits industriels élaborés à partir de riz ou de lait de chèvre. Ces préparations sont relativement sures si elles sont vendues sous la dénomination "lait 1er âge" ou "lait en poudre pour nourrisson".

Que pensez du lait de jument ? 
Malgré les allégations de certains producteurs, le lait de jument ne devrait pas être utilisé pour nourrir un bébé car il contient trop de protides et pas assez de lipides et de glucides. Il est aberrant de dire que ce lait est le plus proche du lait humain ! Le lait de chimpanzé est certainement plus proche du lait humain que le lait de jument.

Et les jus végétaux ?
Tout comme le lait de jument ou le lait d’ânesse, ils ne sont absolument pas adaptés à l'alimentation d'un tout petit et peuvent provoquer de graves carences. A éviter absolument durant la première année de l'enfant.

Seules les préparations pour nourrissons vendues sous l'appellation "lait premier âge" sont adaptées à l'alimentation d'un nourrisson quand l'allaitement maternel n'est pas possible ou non souhaité par la mère. Les laits de jument ou d’ânesse et les jus végétaux ne sont pas adaptés car ils peuvent provoquer des carences graves et sont à proscrire.

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Isabelle Steffan-Robert, consultante en lactation IBCLC

Se fabriquer un bandeau (bustier) d'allaitement à moindre frais

Quand on doit tirer son lait souvent, c'est assez pénible de tenir les téterelles pendant l'expression du lait et l'on rêve d'avoir les 2 mains libres pour lire un livre, surfer sur internet, éplucher des carottes, coller les photos de son bébé dans son album photo etc.

Il existe dans le commerce des bustiers d'allaitement comme chez Mamanana (pressez-vous, le site va fermer) ou chez Medela ou chez Mamawear qui coûtent aux alentours de 40 euros.

Il est tout à fait possible de vous en confectionner un avec un vieux collant. Vous trouverez ci-dessous, en photos, les étapes de la fabrication.
1 - Préparer le matériel : un collant, des ciseaux

2 - Couper les jambes et l'entre-jambe

3 - C'est prêt !


Nota : j'ai pris un collant un peu trop fin. Mieux vaut choisir un collant plus épais au niveau des hanches.











































Nota : le trou doit vraiment être minuscule : il va s'agrandir lorsque vous passerez la téterelle et même s'il est trop petit, il sera plus facile à agrandir qu'à rétrécir !










Nota : Trou trop grand au 1er essai : le passage de la téterelle l'a trop élargi et la téterelle ne tenait plus.

Que faire en attendant la consultante en lactation ?

Ça y est ! Vous venez de prendre rendez-vous avec une consultante en lactation et elle doit passer dans l'après-midi. Comment préparer sa venue ?

1 - Ne pas faire le ménage
Cela ne sert à rien, la consultante en lactation ne regarde pas si le ménage est fait ou pas. Elle sait très bien que s'occuper d'un bébé est un travail à temps plein et ne se formalisera pas de trouver votre maison sens dessus-dessous.

2 - Nourrir votre bébé
Continuer à nourrir votre bébé comme vous le faisiez auparavant. Proposez le sein aux signes d'éveil. Si vous pensez que votre consultante va arriver au moment d'une tétée et qu'elle n'est pas là quand votre bébé a faim, ne le faites pas patienter, donnez lui le sein. Ce n'est pas grave s'il dort au moment où la consultante arrive car la consultation durera 1h 30 à 2 heures : cela laisse du temps pour discuter de la situation avant que votre bébé manifeste à nouveau des signes montrant qu'il peut prendre le sein. La consultante pourra alors observer une tétée et vous donner son avis sur la succion du bébé. Faire patienter un bébé risque de l'épuiser, de l'énerver et la mise au sein pourra être plus difficile.

3 - Prévoir du temps
Une consultation d'allaitement dure en général une heure trente à deux heures. Cela permet de discuter, d'observer une tétée, de mettre en place différentes stratégie ...

4 - Préparer les informations nécessaires
La consultante en lactation commencera par recueillir différentes informations sur la grossesse, la naissance, les premiers jours. Le poids de votre bébé est une donnée importante. Vous pouvez d'ors et déjà construire la courbe de votre bébé à partir de celle publiée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : http://www.who.int/childgrowth/standards/weight_for_age/en/index.html. Cela aidera la consultante à mieux comprendre la situation. Vous pouvez aussi réunir toutes les informations qui lui seront utiles : les traitements que vous ou votre bébé prenez, les coordonnées de votre médecin, de votre sage-femme, les difficultés rencontrées ...

5 - Noter les questions à poser
N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit. Les noter au fur et à mesure de la journée vous permettra d'avoir l'esprit libre au moment de la consultation et de poser vos questions au moment qui vous semblera le plus opportun.

A la fin de la consultation, votre consultante en lactation IBCLC vous remettra un plan d'action qui récapitulera les points importants. N'hésitez pas à le relire avec elle pour vous assurez que ce plan d'action est clair et vous convient.
Après la consultation, vous pourrez joindre régulièrement votre consultante IBCLC pour faire le point avec elle ou lui poser d'autres questions par téléphone, par mail ou par texto.

Si vous avez d'autres idées à ajouter à cet article, vous pouvez les poster en commentaires ci-dessous , elles sont les bienvenues !

Quelle(s) alternative(s) au sein ?

Il peut arriver au cours de l'allaitement que le sein ne soit pas disponible pour le bébé : la maman est hospitalisée, il y a reprise d...